vendredi 10 juillet 2009

Le MoDem propose un grand débat sur le commerce de proximité à Puteaux

Publié sur le blog de Christophe Grébert :

3686732585_453e6e28f9 La commune de Puteaux a exercé son droit de préemption sur un fonds de commerce. Une première ! Il s’agit de la boulangerie « Chez Paul » au 138 rue Jean Jaurès. Celle-ci a fermé il y a quelques semaines après une seule année d'activité. La reprise de ce fonds, affirme la municipalité, doit permettre  « de sauvegarder le commerce de proximité et d’assurer une diversité commerciale et artisanale en centre-ville ».

La fermeture d’une enseigne aussi connue que « Chez Paul » montre combien il est difficile d’être commerçant à Puteaux. Si les commerces périclitent, il faut en chercher les causes et essayer de les résoudre. La difficulté, voire l’impossibilité de se stationner dans le centre ville en est une.

Racheter des fonds de commerce, tout comme lancer un aménagement de voirie rue Anatole France dont on voit mal la finalité, ne suffira pas : il faut s’attaquer aux causes du mal.

Et puisque personne ne peut détenir seule la solution, nous proposons l'organisation par la ville d'un grand débat public sur le commerce de proximité à Puteaux. Ce débat réunirait les élus (de la majorité et de l’opposition, bien entendu), les habitants, les associations et les commerçants de la ville. Il s’agira d’explorer le plus librement possible cette problématique et de trouver ensemble des idées pour assurer le meilleur développement possible du commerce de proximité dans notre commune.

Christophe Grébert
Conseiller municipal MoDem Puteaux

(photo : Flickr)

jeudi 09 juillet 2009

"Puteaux en Plage" : 5 millions d'euros dépensés par la ville depuis 2003

Publié sur le blog de Christophe Grébert :

178966029_a74d9e9b74 Lors du conseil municipal de Puteaux du vendredi 3 juillet 2009, il a notamment été question de l'opération "Puteaux en plage" qui a lieu durant 5 semaines (du 4 juillet au 9 août) sur l'île.
Les élus n'ont pas eu à se prononcer sur l'opération elle-même : une réforme voulue par Nicolas Sarkozy permet désormais aux maires de dépenser des sommes très importantes sans les faire valider par le conseil. C'est ce qu'a fait Joëlle Ceccaldi-Raynaud pour débloquer 340.000 euros sur cette seule opération.
Elle a simplement demandé aux élus de valider la présence de 2 sponsors (Bouygues et Unibail) et de solliciter une demande de subvention au Conseil général des Hauts-de-Seine. Le groupe "Alternance Puteaux", qui réunit les élus MoDem et Verts, s'est abtenu sur la 1ère délibération et a voté contre la seconde. Voici nos explications de vote :

Cette année le montant de l'opération « Puteaux en plage » s’élèvera à environ 340.000 euros :
260.488 euros pour une base nautique,
62.400 euros pour un toboggan géant,
8.309 euros pour un bassin,
3.976 euros pour des structures gonflables,
et 4.150 euros pour 144 tonnes de sable.
A cela, il faut ajouter tous les coûts et frais de personnels pris en charge par la commune.

En 2003, pour la 1ere édition de « Puteaux en plage », 450.000 euros avaient été dépensés par la commune,
En 2004, 1 million d’euros,
En 2005, 1 million 300.000 euros,
En 2006, malgré l'ouverture du "Palais des Sports", encore 700.000 euros,
En 2007, 570.000 euros,
En 2008, 600.000 euros,
Et enfin pour cette 7e édition, 340.000 euros.
Ce qui fait un total dépensé, sur une mandature, de 5 millions d’euros, soit l'équivalent de 2 crèches ou d'une école.

De 600.000 euros en 2008, nous passons à 340.000 euros cette année. Nous nous félicitons de cette baisse. Nous la réclamions. Cependant, elle reste très insuffisante : « Puteaux en plage » demeure parmi les plus chères des opérations organisées l’été par les communes, tout en touchant un public très limité : quelques milliers de personnes...

Notre groupe « Alternance Puteaux » souhaite des animations l’été à Puteaux pour tous ceux qui ne partent pas en vacances : mais des opérations qui durent tout l’été, pas seulement 5 semaines ; des opérations ouvertes à tous et pas fermées ; des opérations enfin où la maîtrise des coûts sera assurée. Nous ne sommes pas dans une période économique où nous pouvons nous permettre de dépenser sans compter, de gaspiller, alors que tant de gens souffrent.

C'est réalisable. D'autres communes parviennent à remplir toutes ces conditions. Un seul exemple : Saint-Quentin, dans l’Aisne, est la première ville a avoir créé sa plage urbaine en 1996 (www.plagedelhoteldeville.fr). L’opération dure 1 mois et demi, accueille plus de 400.000 personnes et coûte moins de 100.000 euros, 4 fois moins que Puteaux ! Cette opération est ouverte sur la ville, attire du monde et du coup peut-être financée en grande partie par de nombreux sponsors. Tout l'inverse de "Puteaux en plage".

- Sur la présence de sponsors (question 23 de l'ordre du jour) : seules 2 grosses sociétés - Unibail (propriétaire du CNIT et des 4 temps) et Bouygues - acceptent de sponsoriser "Puteaux en plage" pour seulement 15.000 euros, soit 4% du coût de l’opération. La recherche de sponsors est donc un échec. Cet échec traduit le fait que l'opération putéolienne, attirant peu de monde, ne représente aucun intérêt comme support publicitaire. Il aurait été préférable, dans ces conditons, de réduire les coûts. Sur cette question, nous nous abstenons donc.

- Sur la demande de subvention au conseil général du 92 (question 37 de l'ordre du jour
) : En cette période de crise, alors que tant de gens souffrent, le conseil général a certainement mieux à faire de son argent. Pour aider les familles en difficultés par exemple. Que notre ville, qui est si riche, aille frapper à la porte du département pour financer une opération réservée aux Putéoliens et au budget si farfelue a quelque chose de particulièrement choquant. Sur cette demande de subvention, nous votons CONTRE.

Christophe Grébert
Conseiller municipal MoDem Puteaux

(photo : Flickr)

Sur la liste immense, sans fin, des dépenses somptuaires de Puteaux

Publié sur le blog de Sylvie Cancelloni :

Champaigne_VaniteVANITAS VANITATUM ET OMNIA VANITAS
(Vanité des vanités, tout est vanité…)

Dans l'histoire culturelle occidentale, les Vanités tiennent une place particulière. Qu'est-ce qu'une Vanité ? Ce tableau, attribué à Philippe de Champaigne, nous en livre l’essentiel : la nature est belle (la tulipe), mais souviens-toi que tu es mortel, et que passe le temps (le sablier).

La liste immense, sans fin, des dépenses somptuaires de Puteaux, au motif de rendre la vie « jolie » et d’assouvir sans discernement l’appétit de l’ »immédiat » fait un écho particulier à l’ironique critique que sont les Vanités.

Après quoi court Puteaux, dans cette frénésie dépensière qui consomme toute l’énergie de notre dirigeante et de ses équipes ? Dans quelle état-gère-t-elle ? Que construit-on, hormis des chimères ? Quel héritage laisserons-nous ?

700.000 euros de spectacles par an, sans compter le feux d’artifice (50.000), les Puteaux Plage et Neige (600.000), les réceptions, la fête des guinguettes à la Falaise, les cérémonies slamées, chantées ou mises en scène, la fête de la musique, les nuits blanches, les Planches et le 14 Juillet, le jardin des Camélias et autres désastres artistiques, les petits trains (150.000 pièce), la subvention à Musicarte (60.000), le budget en champagne, les caprices du Maire (on ouvre, on ferme, on change la couleur, on démolit ce qui vient d’être fait…), les illuminations de Noël (1 million)... Dieu sait combien j’en passe ! Je le confesse : je suis incapable d’en faire une évaluation globale. Elle échappe à tout chiffrage, elle s’infiltre dans tous les comptes, elle dépasse l’entendement et la mesure. Elle est proprement effarante et pas loin de donner le vertige à des âmes pourtant trempées…

Plus d’1 million d’euros d’achats de végétaux. Presque 2 millions et demi pour l’entretien des espaces verts. 78.000 Euros pour la mise en lumière du jardin des Vignes, 700.000 pour la création de celui des Camélias et de ses délirantes statues romaines.

L’exposition sur Obama, qui consistait à reproduire les photos des pages magazines : 20.000 euros. 60.000 euros pour l’exposition « Or des Incas », présentée cet hiver à Paris. 7.000 pour les danseuses brésiliennes, dégoulinantes de sueur, le jour de la fête des associations. 45.000 euros de matériel pour le carnaval des enfants. 13.000 pour des carnets d’adresse à l’effigie de Puteaux.. Vous en voulez  vraiment encore ? Je ne vous livre là que les chiffres des deux derniers conseils municipaux !

67.000 Euros de frais de procédures, procès, recours pour la seule période de décembre à juin (je n’ai pas eu le courage d’aller plus loin) ! Le dossier Christophe GREBERT, vous l’imaginez bien, occupe une place de choix dans ce dispositif. Il faut bien « contenir » ce dangereux activiste…

4.000 euros pour l’acquisition d’une toile (extrêmement vilaine) du frère de Roberto Alagna. 15.000 pour l’achat de mosaïques au centre médico-social. 50.000 euros pour l’achat d’une fontaine du 21ème siècle ( !), d’un kiosque « alliant les styles Louis XVI et Napoléon III » ( ?) et un encadrement de porte du 19ème. 33.000 euros d’achats de toiles en juin. Le Maire nous précise que c’est pour doter son futur musée des Beaux Arts de Puteaux…

Je vous sens fatigué… J’aurais pourtant pu continuer ! Allez, et que cela ne gâche pas vos vacances.

Sylvie Cancelloni

Conseillère municipale Modem Puteaux

samedi 04 juillet 2009

La majorité UMP de Puteaux vote contre la construction d'une nouvelle école

Publié sur le blog de Christophe Grébert :

171613256_dbb232da8e Lors du conseil municipal de Puteaux du vendredi 3 juillet 2009, les élus étaient appelés à se prononcer sur une modification des objectifs de la ZAC Pressensé, située sur les anciens terrains EDF dans le bas de Puteaux, à la limite de Suresnes (question 14 de l'ordre du jour).
Le groupe "Alternance Puteaux", qui rassemble les conseillers MoDem et Verts, a présenté un amendement proposant la création d'un établissement scolaire dans cette ZAC. La majorité UMP a voté CONTRE.

Voici le texte de mon intervention en séance :

Le projet de ZAC Pressensé est modifié pour permettre la création d’un conservatoire. Nous sommes favorables à la création de ce nouvel équipement qui regroupera différentes activités (danse, arts et chant) jusqu’ici éclatées en différents lieux de la commune. Ce sera bénéfique pour les enfants. Cependant, selon nous, un autre équipement manque et manquera encore plus demain dans ce quartier d’habitation : une école.
Par conséquent, nous soumettons au conseil municipal un amendement modifiant l’article 2 de la délibération.  Nous proposons que cet article soit ainsi rédigé : « Approuve les nouveaux objectifs de la ZAC Pressensé : l’augmentation de la surface d’équipements publics avec la création d’un conservatoire, ainsi que d’un établissement scolaire ».

Les élus MoDem, Verts et PS ont voté POUR cet amendement. La majorité ceccaldiste a voté CONTRE. La création d'un nouvel établissement scolaire est pourtant justifiée dans ce quartier où plusieurs centaines de nouvelles familles vont emménager dans les années qui viennent. La majorité UMP préfère dépenser l'argent en fêtes et cadeaux plutôt que de prévoir l'indispensable. Son vote illustre parfaitement son incapacité à anticiper l'avenir.
Christophe Grébert
Conseiller municipal MoDem Puteaux

(photo : Flickr)

jeudi 02 juillet 2009

Une bien pauvre consultation sur la transformation du boulevard circulaire de La Défense à Puteaux

Publié sur le blog de Sylvie Cancelloni, élue MoDem Puteaux :

59632730_0d32d9d23d La mairie de Puteaux a procédé à une consultation publique sur la transformation du Circulaire de La Défense en boulevard urbain, côté Puteaux. J’y suis allée… Cela n'est pas sérieux.
Appeler « consultation publique » une information minimaliste, abstraite, quasiment illisible est un de ces paradoxes où notre bon maire se révèle un maître ! Je mets au défi qui que ce soit de donner du sens aux quelques affiches posées au centre du hall de la mairie, et qui ont pour ambition annoncée d’intégrer désormais La Défense dans notre ville (ou notre ville dans La Défense !).

Lors du Conseil municipal du 27 avril 2009, nous avions eu la surprise de recevoir comme invité Roland Castro, architecte de renom, missionné sur le projet de « couture » entre rives de Puteaux et celles de La Défense. D’un ton las et hésitant, l’architecte a présenté la philosophie d’un projet tourné sur un nouveau concept d’ "urbanité" où, très sincèrement, il était difficile de démêler l’incantation de sa réalité concrète. En l’absence d’information préalable qui lui aurait permis de travailler le dossier, l’opposition est restée silencieuse tant le contenu, la forme et l’auto-satisfaction des discours donnaient faiblement à penser.

Le sujet est pourtant d’importance. Car derrière ces aménagements de façade, se jouent l’extension de La Défense, de ses droits à construire et la qualité de vie dans Puteaux. Je pense en particulier à la Tour Majunga, prévue prochainement aux côtés de la résidence des Platanes qui, derrière une présentation rassurante de « mur végétalisé » et de « normes HQE », érigera une construction écrasante plongeant dans l’ombre tout le quartier. Pour sûr, si la consultation publique pour cette tour est du même ordre, les habitants n’y verront que du feu.

Pour qui roule Madame Ceccaldi-Raynaud ? Pour Puteaux ou pour l’EPAD ?

L’EPAD, lancé dans un plan de renouveau ambitieux imposé par le Conseil général des Hauts-de-Seine et qui n’a que faire des intérêts locaux de ses villes riveraines. Un Conseil général qui a les moyens d’imposer son point de vue aux maires de Puteaux et Courbevoie, qui ne doivent leur carrière qu’à leur obéissance au système du 92. 2 Maires et députés UMP, dont on n’entend jamais la voix sur les dossiers nationaux ou départementaux, mais qui s’entendent à dépenser une richesse qu’ils ne doivent qu’au hasard de leur localisation. Remarqués pour leur silence et leur sens de la discipline… Presque célèbres pour leur absence d’idée personnelle.

Nous aimerions que Madame Ceccaldi prenne pour modèle la consultation publique lancée à Neuilly sur la Nationale 13. Consultation que nul Neuilléen n’ignore tant elle fait l’objet d’affichages, de forums, de lieux de discussion, de consultations, d’associations d’experts. Lentement façonné par ces nombreux lieux de dialogue et de confrontation, un projet de ville et de développement est en train de naître. Nous en sommes loin à Puteaux où nous continuons à traire la vache de la Taxe professionnelle sans imaginer un instant que demain sera différent et qu’il faudra bien trouver comment financer le fonctionnement de nos luxueuses infrastructures.

Nous aimerions que Madame Ceccaldi partage un projet d’avenir avec sa ville, autre que celui du bon soldat de l’EPAD. A l’heure où on entend parler d’un immense stade de rugby aux Bouvets à Nanterre (sur des terrains appartenant à Puteaux), où des discussions d’intercommunalité se trament dans l’ombre, où l’omnipotence de l’EPAD pose une vraie question de qualité de vie dans le bassin urbain de proximité, et où la réforme de la Taxe professionnelle avance à grands pas, dites-nous, Madame Ceccaldi, votre projet d’avenir sur Puteaux !?

Si jamais vous n'aviez pas d'idée, nous vous signalons notre travail au sein du groupe des élus MoDem des communes de La Défense : pour une intercommunalité choisie.

Sylvie Cancelloni
Conseillère municipale MoDem Puteaux

(photo : Flickr)

vendredi 05 juin 2009

La campagne européenne du MoDem de Puteaux s'achève à La Défense

Publié sur le blog de Christophe Grébert :

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Au dernier jour de la campagne pour les élections européennes, le groupe des élus MoDem des communes de La Défense avait décidé d'organiser un Café Démocrate, avec pour invité Denis Badré, sénateur des Hauts-de-Seine et vice président de la commission des affaires européennes.
Ce soir, celui-ci a répondu avec talent aux questions des militants et des sympathisants venus débattre de l'Europe. Merci à lui ainsi qu'à chaque participant. Cela nous donne bien entendu envie d'organiser d'autres rencontres de ce type... pour parler de nos communes et du quartier d'affaires.

Cette réunion conclut une campagne européenne animée, surtout ces dernières heures ! Certains regrettent l'absence de débats ? Pourtant, le MoDem, en organisant des milliers de Cafés Démocrates partout en France, a largement répondu aux demandes d'information des citoyens. Dans ces rencontres informelles, citoyens et élus ont pu échanger, expliquer, proposer, s'inspirer. C'est comme cela que la politique doit se faire. Moins peut-être qu'au cours de meetings ou sur des plateaux de télé, où finalement seules les petites phrases sont mises en avant. 
Dimanche, je vous invite à aller voter. La participation doit être la plus forte possible pour la liste "Nous l'Europe" du Mouvement Démocrate. Vous trouverez notre programme ici. Il s'agit d'envoyer à Strasbourg des députés français qui défendront l'idée européenne qui est la notre : pour une europe plus sociale, plus démocratique, une Europe qui place l'Homme au centre de toutes les politiques... Pour tout dire, une Europe citoyenne.
Christophe Grébert
Conseiller municipal MoDem de Puteaux