Publié sur le blog de Christophe Grébert :
Lors du conseil municipal de Puteaux du vendredi 3 juillet 2009,
il a notamment été question de l'opération "Puteaux en plage" qui a
lieu durant 5 semaines (du 4 juillet au 9 août) sur l'île.
Les
élus n'ont pas eu à se prononcer sur l'opération elle-même : une
réforme voulue par Nicolas Sarkozy permet désormais aux maires de
dépenser des sommes très importantes sans les faire valider par le
conseil. C'est ce qu'a fait Joëlle Ceccaldi-Raynaud pour débloquer
340.000 euros sur cette seule opération.
Elle a simplement demandé
aux élus de valider la présence de 2 sponsors (Bouygues et Unibail) et
de solliciter une demande de subvention au Conseil général des
Hauts-de-Seine. Le groupe "Alternance Puteaux", qui réunit les élus
MoDem et Verts, s'est abtenu sur la 1ère délibération et a voté contre
la seconde. Voici nos explications de vote :
Cette année le montant de l'opération « Puteaux en plage » s’élèvera à environ 340.000 euros :
260.488 euros pour une base nautique,
62.400 euros pour un toboggan géant,
8.309 euros pour un bassin,
3.976 euros pour des structures gonflables,
et 4.150 euros pour 144 tonnes de sable.
A cela, il faut ajouter tous les coûts et frais de personnels pris en charge par la commune.
En 2003, pour la 1ere édition de « Puteaux en plage », 450.000 euros avaient été dépensés par la commune,
En 2004, 1 million d’euros,
En 2005, 1 million 300.000 euros,
En 2006, malgré l'ouverture du "Palais des Sports", encore 700.000 euros,
En 2007, 570.000 euros,
En 2008, 600.000 euros,
Et enfin pour cette 7e édition, 340.000 euros.
Ce qui fait un total dépensé, sur une mandature, de 5 millions d’euros, soit l'équivalent de 2 crèches ou d'une école.
De
600.000 euros en 2008, nous passons à 340.000 euros cette année. Nous
nous félicitons de cette baisse. Nous la réclamions. Cependant, elle
reste très insuffisante : « Puteaux en plage » demeure parmi les plus
chères des opérations organisées l’été par les communes, tout en
touchant un public très limité : quelques milliers de personnes...
Notre
groupe « Alternance Puteaux » souhaite des animations l’été à Puteaux
pour tous ceux qui ne partent pas en vacances : mais des opérations qui
durent tout l’été, pas seulement 5 semaines ; des opérations ouvertes à
tous et pas fermées ; des opérations enfin où la maîtrise des coûts
sera assurée. Nous ne sommes pas dans une période économique où nous
pouvons nous permettre de dépenser sans compter, de gaspiller, alors
que tant de gens souffrent.
C'est réalisable. D'autres communes
parviennent à remplir toutes ces conditions. Un seul exemple :
Saint-Quentin, dans l’Aisne, est la première ville a avoir créé sa
plage urbaine en 1996 (www.plagedelhoteldeville.fr).
L’opération dure 1 mois et demi, accueille plus de 400.000 personnes et
coûte moins de 100.000 euros, 4 fois moins que Puteaux ! Cette
opération est ouverte sur la ville, attire du monde et du coup
peut-être financée en grande partie par de nombreux sponsors. Tout l'inverse de "Puteaux en plage".
- Sur la présence de sponsors (question 23 de l'ordre du jour) :
seules 2 grosses sociétés - Unibail (propriétaire du CNIT et des 4
temps) et Bouygues - acceptent de sponsoriser "Puteaux en plage" pour
seulement 15.000 euros, soit 4% du coût de l’opération. La recherche de
sponsors est donc un échec. Cet échec traduit le fait que l'opération
putéolienne, attirant peu de monde, ne représente aucun intérêt comme
support publicitaire. Il aurait été préférable, dans ces conditons, de
réduire les coûts. Sur cette question, nous nous abstenons donc.
- Sur la demande de subvention au conseil général du 92 (question 37 de l'ordre du jour)
: En cette période de crise, alors que tant de gens souffrent, le
conseil général a certainement mieux à faire de son argent. Pour aider
les familles en difficultés par exemple. Que notre ville, qui est si
riche, aille frapper à la porte du département pour financer une
opération réservée aux Putéoliens et au budget si farfelue a quelque
chose de particulièrement choquant. Sur cette demande de subvention,
nous votons CONTRE.
Christophe Grébert
Conseiller municipal MoDem Puteaux
(photo : Flickr)
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